Ce chantier au muséum de Nantes, c’est une opportunité exceptionnelle ! Ce lundi 19 octobre 2026, à l’heure de démonter les premiers éléments du squelette de la baleine et de l’éléphant d’Asie, Sébastien Enault et Camille Auclair, cofondateurs de Kraniata, sont sur leur petit nuage. Basée dans la Creuse, leur entreprise, spécialisée dans la préparation et l’articulation de squelettes d’animaux actuels et fossiles, est l’une des deux seules de France à proposer son expertise aux musées.
Sébastien Enault et Camille Auclair, cofondateurs de la société Kraniata qui intervient sur le démontage des squelettes du muséum. | PHOTO PRESSE OCÉAN-THIERRY BUTZBACH
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Sébastien Enault et Camille Auclair, cofondateurs de la société Kraniata qui intervient sur le démontage des squelettes du muséum. | PHOTO PRESSE OCÉAN-THIERRY BUTZBACH
« On a un peu créé notre métier »
Il faut dire qu’on a un peu créé notre métier, c’est une niche, sourient les trentenaires. On a tous les deux un master en paléontologie et moi j’ai en plus un doctorat en biologie de l’évolution, explique Sébastien Enault. On est complétement autodidacte et on a lancé notre société en 2016. Préparateurs naturalistes et restaurateurs, ils sont chargés de nettoyer, numéroter et étudier l’état de chaque os du squelette du pachyderme et du cétacé. Pour cette opération, nous travaillons de concert avec la société Ophys, spécialisée en reconstitutions grandeur nature dans le domaine des sciences naturelles. Ici, ils sont là pour la structure et nous pour le squelette. Et eux ont déjà monté une baleine.
Une expérience utile dans cette mission délicate : La difficulté ici est que nous n’avons pas monté le squelette donc nous ignorons les choix techniques et interventions qui ont été faites. C’est un montage à l’ancienne, ce n’est jamais les mêmes vis, s’amusent les spécialistes. On découvre au fur et à mesure et on a des petites surprises : heureusement qu’ils ont prévu large en outillage, car on a été obligé de couper dans les armatures.
Mais les deux entreprises avaient anticipé pas mal de choses avec une première visite cet été. Notre mission s’arrêtera à la fin de la semaine. À voir si on sera à nouveau dans l’aventure pour le remontage avant la réouverture du muséum. Mais on ne postulera que dans le cadre d’un regroupement avec une autre entreprise complémentaire comme Ophys.
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Interventions en Europe
En attendant, les deux complices n’ont pas de quoi s’ennuyer : La semaine dernière, nous avons été sollicités à Marseille pour la visite de pré-restauration d’un mosasaure : un reptile marin (disparu) fossile. On a aussi travaillé sur un dinosaure complet en fossile pour Angoulême, un dauphin à deux têtes, un crocodile marin de 5 mètres en fossile… L’équipe intervient régulièrement à l’étranger, avec des missions en Europe, notamment pour des requins en Norvège, au Danemark et en Angleterre ou encore des fossiles de baleine aux Pays-Bas ».









