Ce jour-là, Bruno Dellinger travaillait dans l’une des deux tours du World Trade Center, au 47e étage.
Publié le 11/09/2026 15:35
Temps de lecture : 1min

Bruno Dellinger chez lui, près de Paris, en septembre 2016. (MATHILDE LEMAIRE / RADIO FRANCE)
Le 11 septembre 2001, “tout devient comme la mort”, se souvient, vendredi 11 septembre, sur franceinfo Bruno Dellinger, le seul français rescapé des attentats qui ont touché New York, alors que la ville commémore les 25 ans de ces attaques qui ont tué près de 3 000 personnes. Ce jour-là, Bruno Dellinger travaillait dans l’une des deux tours du World Trade Center, au 47e étage.
Le Français confie ne plus penser chaque jour aux attentats du 11 septembre 2001, expliquant “être tourné vers l’avenir” et la “recherche du beau”, alors que 25 ans après les faits son fils, “un enfant du 11 septembre”, s’installe à New York. La preuve symbolique que “la vie est plus forte que la mort”, conclut-il.
Se rappelant de ce qu’il a vécu ce 11 septembre 2001, il raconte : au moment où les deux avions percutent les tours jumelles à New York, “je n’ai pas peur”, raconte Bruno Dellinger. Selon lui, il est inenvisageable qu’un “bâtiment aussi solide en apparence que le World Trade Center puisse s’effondrer”, se rappelant qu’en 1945, “un bombardier s’était écrasé sur l’Empire State Building, qui est toujours là”. Le Français reste près d’une heure dans son bureau, mais demande à ses employés de partir après la frappe. “Je suis conscient de ce qu’il se passe, donc je continue à répondre au téléphone, à donner des nouvelles de mes employés à leurs parents et à faire des sauvegardes informatiques” raconte-t-il.
Une fois arrivé au pied du World Trade Center, “c’est la dévastation”, témoigne Bruno Dellinger. “Pour moi, c’est à cet instant un choc très très violent”. “D’un seul coup, il n’y a plus de lumière, tout est plus noir qu’une nuit, et il n’y a surtout plus de son tellement l’air est épais”, se souvient-il.








